L’Autriche, c’est LA destination ski en Europe. On a donc demandé à Kevin Maderegger, rider MONTEC, guide et moniteur de ski autrichien diplômé, de nous livrer ses bons plans sur les meilleures stations de ski du pays. Prêt à organiser un trip mémorable ? Chausse tes skis.

Côté ski en Autriche, tu connais sûrement déjà quelques grands noms : St. Anton, Ischgl, Kitzbühel… Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le pays compte plus de 400 stations, et certaines encaissent plus de 10 mètres de neige par an : de quoi te gaver de poudreuse. Alors, face à un tel choix, où aller, et comment organiser un séjour qui en vaille vraiment la peine ?
On se posait la même question, alors on a passé la journée à cuisiner Kevin Maderegger, rider MONTEC et guide de ski autrichien diplômé. Il nous a tout dévoilé, infos d’initié comprises. C’est parti !
Le guide de l’Autriche de Kevin Maderegger
Le località in breve
Mappa delle località sciistiche in Austria
Le località preferite di Kevin
Altre località da considerare
Quando sciare in Austria
I consigli di viaggio di Kevin
FAQ
Voici mes stations autrichiennes préférées, avec ce qui les rend vraiment uniques.
Si je devais envoyer un pote vivre le séjour ski de ses rêves en Autriche, je lui dirais de zapper complètement les collines de l’est. Mieux vaut partir de Salzbourg, traverser les massifs du centre et filer plein ouest vers le Tyrol et l’Arlberg. Voici mes neuf coups de cœur, sans hésiter.
Ski Arlberg, c’est de loin ma station préférée en Autriche. Grâce à sa situation géographique, elle reçoit d’énormes cumuls de neige, d’où que viennent les tempêtes : tu y trouves plus de neige que presque partout ailleurs dans les Alpes. Côté freeride et ski de randonnée, le potentiel est quasi infini. Bon, ce n’est clairement pas une montagne tranquille. C’est raide, technique et rapide, mais quand une grosse perturbation arrive, je ne voudrais être nulle part ailleurs.
En partant de Salzbourg, Schladming est le premier endroit où j’enverrais un pote. Le domaine relie quatre montagnes, dont la célèbre piste de Coupe du monde de la Planai. Ce que j’adore, c’est la longueur des pistes damées : tu peux enchaîner les courbes du sommet jusqu’en bas sans t’arrêter, en plein cœur de la forêt. Schladming, c’est rapide, super bien entretenu et truffé de petits refuges rustiques où manger une vraie cuisine maison quand tes cuisses commencent à chauffer.
Perchée sur un col alpin, Obertauern te sauve la mise quand les vallées plus basses manquent de neige. La station accumule un manteau neigeux naturel énorme, et le village est niché au cœur d’une cuvette : tu peux boucler un circuit complet et revenir skis aux pieds jusqu’à ta porte. Pour enchaîner les virages dans le raide, la Gamsleiten 2 est mythique, mais le meilleur, ce sont les spots de freeride cachés le long des crêtes, où la poudreuse reste intacte pendant des jours.
Zauchensee fait partie de ces pépites cachées que beaucoup zappent en filant vers des stations plus connues, et ça me va très bien ! Lovée dans une combe d’altitude abritée, elle reçoit de sacrées chutes de neige tout en restant protégée des vents alpins violents. J’y vais quand les tempêtes d’hiver ferment les sommets exposés ailleurs. Les passages en forêt sont joueurs et raides, et tu peux faire des traces dans la fraîche toute la journée sans te battre avec la foule.
Culminant au-dessus de Kaprun à plus de 3 000 mètres, le domaine du glacier du Kitzsteinhorn est l’adresse à retenir pour avoir de la neige garantie en hiver. Le glacier est un terrain de jeu incontournable pour les premières descentes de l’automne et le ski de fin de printemps, quand les pistes plus basses se transforment en soupe. En plus de ses grands snowparks, il propose d’incroyables itinéraires freeride balisés qui plongent vers la vallée, avec un gros dénivelé et une vue dingue sur le lac de Zell.
Fieberbrunn accueille le FWT depuis des années. Même si la station est reliée à l’immense réseau de remontées du Skicircus, elle garde une vraie âme freeride, brute. Le terrain qui part du sommet du Wildseeloder est sauvage, plein de faces raides, de barres rocheuses et de pillows de poudreuse profonde. Le manteau neigeux s’y stabilise très bien, ce qui en fait l’un des meilleurs spots du pays si tu aimes te lancer avec ton sac de rando sur le dos.
À une demi-heure à peine d’Innsbruck, Axamer Lizum (surnommée le « Toit blanc d’Innsbruck ») offre un ski classique et sans chichis, et a servi deux fois de site aux Jeux olympiques d’hiver. Nichée dans un haut bassin sous les pics déchiquetés des Kalkkögel, c’est la montagne des locaux. Pistes damées raides, bosses naturelles bien sympas et couloirs hors-piste froids exposés nord, le tout aux portes de la ville, sans le côté m’as-tu-vu des stations de luxe.
Au fond de l’Ötztal, Sölden est un véritable monstre. Avec deux immenses glaciers et trois sommets à plus de 3 000 mètres, le dénivelé à lui seul met à l’épreuve la condition physique de n’importe qui. La plupart des touristes viennent pour l’ambiance festive et les pistes damées, ce qui laisse le terrain freeride sauvage de haute montagne du Gaislachkogl totalement libre. L’altitude garantit une neige sèche et fiable d’octobre jusqu’au printemps.
Tout le monde pense qu’Ischgl, c’est juste l’après-ski déjanté, et c’est là que la plupart des guides se trompent. Comme les fêtards passent le milieu de journée au bar, la montagne est grande ouverte ! 90 % des pistes se situent au-dessus de 2 000 mètres, ce qui garde une neige froide et de qualité. Tu peux tracer des lignes freeride incroyables depuis le Piz Val Gronda, filer côté suisse jusqu’à Samnaun pour déjeuner et multiplier les descentes en poudreuse accessibles en remontées, sans la moindre file d’attente.
Tu as déjà skié tout ce qui précède ? Jette un œil à ces autres belles stations autrichiennes.
Le calendrier a un peu bougé ces derniers temps, et le cœur de l’hiver arrive clairement plus tard qu’avant. Mais si tu veux mon avis, rien ne vaut le mois de mars. Le manteau neigeux de haute montagne est bien installé, les perturbations déversent encore de la poudreuse sèche en altitude, et les journées ensoleillées plus longues te laissent tout le temps pour la rando ou pour te poser en terrasse de refuge. Si tu vises la neige profonde, lis notre guide pour skier en poudreuse avant de partir.
Cela dit, fin janvier reste top, avec un temps froid et stable et une neige profonde. Surtout si tu restes à l’ouest, au-dessus de la limite des arbres, et que tu vises les stations plus hautes qui ramassent les tempêtes de début de saison.
Sì. L’Austria occidentale viene investita da enormi sistemi perturbati che scaricano neve abbondante sui paradisi del freeride, tra cui l’Arlberg, Fieberbrunn e i ghiacciai d’alta quota del Tirolo.
St. Anton am Arlberg e Ischgl sono in testa. A St. Anton si balla scatenati con gli scarponi ai piedi al MooserWirt, mentre a Ischgl è tutto il paese a fare festa fino a notte fonda.
Assolutamente. Trovi maestri di altissimo livello che parlano inglese, e località come Obertauern e Serfaus-Fiss-Ladis hanno piste ampie e facili con neve ottima, anche a quota paese.
L’Austria è probabilmente la migliore meta d’Europa per le famiglie. Le località sono pensate per i bambini, con piste dedicate e divertenti, scuole di sci eccellenti e paesi a misura di famiglia. Le mie scelte? Serfaus-Fiss-Ladis, con impianti sicuri per i più piccoli, oppure Obergurgl-Hochgurgl per l’accesso sci ai piedi (così i bambini non devono camminare fino agli impianti con gli sci in spalla!).
Impossible de parler des meilleures stations de ski d’Europe sans citer l’Autriche : en hiver, difficile de faire mieux. Pour un séjour réussi, garde mes conseils en tête. File vers l’ouest, direction Salzbourg, le Tyrol et l’Arlberg, pour le terrain le plus vaste et les plus grosses tempêtes, cale ton séjour en mars pour le combo rêvé poudreuse d’altitude et terrasses de refuge au soleil, et ne refuse jamais un bol de Kaspressknödelsuppe maison. Rendez-vous sur les pistes !









